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Dernière modification : 13/05/08
city on the move…

Dernière parution :
Les salariés à bout de souffle
De Eric Le Breton

Sociologue, maître de conférence, chercheur au laboratoire RESO à l’Université de Rennes II , il est depuis 2002 directeur scientifique des programmes « Mobilités quotidiennes des salariés » et « Mobilité pour l’insertion » de l’IVM.
Aux Éditions Les carnets de l’info

Entre domicile et travail, tout se complique pour les salariés.
Les agglomérations s’étalent de plus en plus loin des centres-villes et les distances pour aller et revenir du travail s’allongent. Simultanément, l’emploi se précarise. Les salariés sont toujours plus nombreux à travailler dans le cadre de contrats courts, de mission d’intérim, de temps partiel ; ils sont aussi plus nombreux à travailler la nuit et le week-end.
Pour les petits salaires, un seuil est franchi. Les déplacements entre domicile et travail coûtent trop chers. Quand on ajoute les coûts et les difficultés de logement et de garde des enfants, l’organisation de la vie quotidienne, entre la maison et l’entreprise, devient difficile dans la ville d’aujourd’hui. Trouver et garder son emploi est une gageure pour un nombre croissant de salariés. Faciliter les déplacements vers l’emploi, améliorer l’accès au logement, développer les services de garde des enfants : ce livre présente les innovations qui existent dans les trois domaines.
Mais il reste beaucoup à faire. À l’heure de la flexisécurité, pouvoirs publics, entreprises et syndicats doivent se saisir des enjeux qui émergent à la croisée des transformations du territoire et du travail.


Pourquoi les entreprises doivent-elles s’intéresser
aux mobilités quotidiennes des salariés ?

© Patrick Legros pour l'Institut pour la ville en mouvement

Que l’on soit cadre, intérimaire, que l’on travaille de nuit ou en horaires décalés, comment concilier l’allongement des distances, la multiplication des contraintes de la vie quotidienne avec les exigences de la vie professionnelle ? Quelles conséquences les difficultés de mobilité quotidienne des salariés ont-elles sur la performance des entreprises ? Turnover ? Absentéisme ? Difficultés de recrutements ? Tensions sociales ? Après avoir exploré la question de la mobilité des personnes en insertion et des demandeurs d’emploi dans son programme « Mobilités pour l’Insertion ! », l’Institut pour la ville en mouvement entreprend une recherche-action auprès des entreprises et des salariés, sous la direction d’Eric Le Breton, sociologue.

Un premier séminaire organisé à Paris le 21 novembre
Des enquêtes
Domicile-travail : Les salariés à bout de souffle
Dir. Eric Le Breton. Editions Les carnets de l’info
Parution en mai


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Séminaire :


Pourquoi les entreprises doivent-elles s’intéresser
à la mobilité quotidienne des salariés ?


Des responsables d’entreprises, des salariés, des chercheurs ont échangé sur les premiers résultats des enquêtes et ont présenté des pistes de solutions ou d’innovations. Ce séminaire a été clôturé par Patrick Vieu, directeur des transports ferroviaires et collectifs, au nom de Dominique Bussereau, Secrétaire d’État chargé des transports.


En partenariat avec La Poste, Randstad, et le Conseil national des missions locales.
Séminaire organisé par l’Institut pour la ville en mouvement et Liaisons sociales.

Le monde du travail connaît une situation paradoxale. D’un côté, les entreprises ont de grandes difficultés de recrutement et de fidélisation de leurs personnels. De l’autre, des chômeurs ne parviennent pas à accéder à des emplois disponibles qui les intéressent, ou bien des salariés qui changent souvent d’entreprise. Comment comprendre ce hiatus ? Comme le résultat d’une double fragmentation.

D’abord la fragmentation des territoires. Les lieux de travail et les lieux de résidence sont de plus en plus éloignés les uns des autres. Le Français moyen parcourait en moyenne 20 kilomètres par jour en 1975, pour 40 kilomètres aujourd’hui.
Ensuite la fragmentation du travail. L’économie des services, du juste à temps et des flux tendus amène les entreprises à modifier les temps du travail. Le résultat est qu’un nombre croissant de salariés travaille en intérim, à temps partiel, en horaires décalés, en journée de travail avec de grandes coupures, d’autres travaillent de nuit ou le week-end.

La combinaison de ces deux changements produit des situations difficiles pour les salariés et pour les entreprises.

Les actifs doivent élaborer des modes d’organisation de la vie de tous les jours qui leur permettent de trouver un travail qui leur convienne et de le garder. Il faut alors trouver un système de garde des enfants adapté à ses horaires de travail, savoir éviter les « bouchons » pour arriver au travail à l’heure et en bonne forme, mais aussi pouvoir déménager pour suivre son entreprise…

Les entreprises sont aussi concernées. Les coûts fonciers leur imposent de s’éloigner des périphéries moins chères. Mais alors comment faire venir et garder des salariés ? Comment concilier la performance de l’entreprise et la fatigue de personnels qui font trois heures de voiture pour venir au travail ?
Comment gérer la situation d’une mère de famille obligée de jongler entre la garde des enfants et son activité professionnelle ? La complication de la vie quotidienne des salariés se répercute sur le fonctionnement de l’entreprise.

Ces désajustements entre l’offre et la demande de travail sont observables dans tous les secteurs d’activité. Le tertiaire et le commerce manquent de cadres mais ont du mal à mobiliser les jeunes femmes contraintes par l’inadaptation des services de garde des enfants. Le BTP, les services à la personne, l’hôtellerie-restauration, la logistique et le nettoyage industriel, la grande distribution, le travail intérimaire dans toute sa diversité, voilà autant de secteurs en tension très forte qui ne parviennent pas à recruter et à fidéliser parce que les lieux de travail sont excentrés, éclatés, parce que le carburant coûte cher, parce que les transports collectifs sont inadaptés aux déplacements de périphérie à périphérie, parce que les prix de l’immobilier interdisent la mobilité résidentielle aux petits salaires.

Notre objectif est de traiter ensemble des problèmes qui sont le plus souvent abordés séparément. Le déplacement vers le travail est un enjeu identifié depuis longtemps. La carte Orange en 1975 visait à résoudre ces problèmes d’accès au travail… qui ne le sont pas, du fait des changements de la géographie des entreprises, des limites du transport collectif, des coûts considérables de la voiture…
La mobilité résidentielle est un problème émergent. Les prix de l’immobilier, à la location comme à l’achat, sont tels qu’une part importante de la population active est incapable de se rapprocher d’un lieu de travail ou de suivre l’entreprise dans son déménagement. Les dispositifs existants de garde des enfants sont à la fois inadaptés et notoirement insuffisants. Dans certaines agglomérations, il faut réserver une place de crèche deux ans avant de…concevoir l’enfant. Comment peut-on travailler quand la crèche ferme à 18h00 - pas à 18h05 - et que trois retards font courir le risque aux parents fautifs d’être privés du service ?

Dans la vie des actifs, ces dimensions ne sont pas séparées mais étroitement imbriquées les unes aux autres. Les individus font des arbitrages continus entre ces trois volets d’une même problématique, celle des nouveaux modes de vie de la population active.

Des enquêtes auprès des salariés, auprès des entreprises :

Les difficultés de transport et d’organisation
de la vie quotidienne des salariés

Comment les salariés concilient-ils les contraintes de la vie quotidienne avec leurs obligations professionnelles ? Quelles en sont les conséquences sur la performance des entreprises ? Quelles solutions ?

Enquêtes auprès des salariés :

Entretiens auprès de salariés (cadres, personnel de La Poste, intérimaires, ouvriers, professions de services) visant à comprendre comment ils vivent au quotidien les rapports entre mobilité et travail.
Rencontre avec des implants du groupe Randstad (agences du groupe directement installées dans les murs des entreprises clientes) à Josselin (56), Haguenau (57), Flers (61).
Mise en ligne sur le site de Randstad d’un questionnaire destiné aux candidats intérimaires.
Dans le cadre d’un PDE (Plan de déplacement d’entreprise) mené par La Poste sur les départements du Var et des Alpes-Maritimes, entretiens collectifs auprès des salariés, visant à définir les difficultés d’ajustement entre travail et vie privée du fait de l’augmentation des distances domicile-travail, et les solutions trouvées.



Enquêtes auprès des entreprises :

Questionnaire destiné aux directeurs des ressources humaines et aux représentants du personnel sur les difficultés de transport et d’organisation de la vie quotidienne des salariés, publié le 1er octobre dans le quotidien Liaisons sociales et sur le site de l’IVM

Télécharger les résultats de l'enquête IVM/Liaisons sociale

Entretiens personnalisés avec des responsables de grands groupes industriels et de services : Crit Intérim, Casino, Aréva, Fédération française du bâtiment…


LES RENDEZ-VOUS LE CONSEIL SCIENTIFIQUE L'ÉQUIPE DE L'IVM




Institut pour la ville en mouvement
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