Concours étudiants international
“Faciliter la ville”



Lauréats …

Pour leur projet « En attendant la téléportation… Masses pilotes, stratégies inter et multimodales pour une ville de proximité »
Sarah Cohen : DESS Gestion des villes de « Institut d’Urbanisme de Paris »,
Mathilde Felix-Faure : 3 ème cycle DPLG à l’école d’architecture de Grenoble
Eric Seguin : 3 ème cycle DPLG à l’école d’architecture de Grenoble

Téléchargez ici le rapport des lauréats en pdf (704 ko)




… et nominés

Pour leur projet « Les politiques d’accessibilité à Strasbourg et à Stuttgart : quelle perspective de généralisation ? »
Aurélie Ginguene : Maîtrise d’Aménagement –Université L.Pasteur-Strasbourg
Maria-Christina Hallwachs : Hauptstadium de lettres modernes et histoire – Stuttgart
Nathalie Surmaire : Maîtrise d’Histoire – Université M. Bloch - Strasbourg

Téléchargez ici le rapport Strasbourg/Stuttgart en pdf (352 ko)




Pour leur projet Le « Bus stop » à Nantes et Bruxelles
Anne Douvin Doctorat d’Urbanisme – Université Paris VIII
Cristina Dulcey Doctorat de Géographie sociale – Université Paris VIII
France Poulain Doctorat d’urbanisme à l’Institut Français d’Urbanisme-ParisVIII

Téléchargez ici le rapport Nantes/Bruxelles en pdf (324 ko)







Les autres projets en compétition

Projet : Culture of Mobility - Dalian et Hangzhou
Porté par Wang Xiaokun, Huang Li, Zhong ShanFeng

L´ équipe a présenté un travail très intéressant sur deux villes chinoises, Dalian et Hangzhou utilisant la formalisation des modèles de prévisions de trafic dits « à quatre étapes ». Il s’agit de simuler une
stratégie d’organisation de circuits touristiques thématiques basée sur une redistribution des flux et d’en évaluer son impact sur les niveaux de saturation routière radiale actuelle. L'ensemble du travail a été très bien structuré, la présentation cartographiée des sorties du modèle avant-après est remarquable comme l’iconographie.



Projet : Deux ports européens en mutation : nouvelle urbanité, nouvelles mobilités Marseille et Gdansk
Pierre-Emmanuel Cauet, Anna Dabrowska, Xavier Desjardins

Que de belles images ! Le reportage photo est absolument magnifique et d’une sensibilité extrême. Sur la base de ce reportage, les auteurs nous livrent l’histoire de ces deux ports et de leurs réseaux de transport à travers les documents d’urbanisme et leurs réalisations.
La ville de l’est a des réseaux de transport en commun nombreux et vétustes sur lesquels il faut accrocher et orchestrer la montée rapide et inéluctable de l’usage de l’automobile.
La ville du Sud de la France a jalonné sa ville centre et son port d’autoroutes urbaines et cherche à donner une place de choix au transport collectif. Les questions d’
intermodalité et de multimodalités apparaissent donc centrales et notamment dans une politique de revitalisation de leurs vieux quartiers portuaires.
Le sujet est un beau sujet.



Projet : Mobilité en ville et développement durable, pour une amélioration de la qualité de vie pour tous - Systèmes d’aide à la mobilité - Coimbra et Grenoble
Laurie Arthaud, Nabila Bouakil et Sandra Guinand

À l’instar du projet portant sur la généralisation des services de mobilités pour
personnes à mobilité réduite, les auteurs de ce projet, très motivés dans leurs propos, s’interrogent sur les mesures ou innovations qui pourraient rendre accessibles la ville à cette population.
Deux villes qui se ressemblent dans leur dénivelé géographique, dans la forte présence de touristes et d’étudiants sont alors analysées : Grenoble et Coimbra.
Grenoble est en avance sur ce type d’innovations et sert d’exemple à Coimbra, en retard sur la considération de ces questions.
Le diagnostic est mené avec à l’appui deux témoignages filmés de jeunes adultes en fauteuil roulant en situation. Sur cette base, le projet est décliné pour Coimbra en propositions faisant synergie dans le cadre d’un plan global d’aménagement.
Les propositions, somme toute assez classiques (tramway, ascenseur, véhicules électriques aménagement de voirie) témoignent d’un investissement réel dans la problématique « transport et aménagement urbain » de Coimbra.



Projet : L’intermodalité et la multimodalité - Montréal et Vancouver
Sabine Courcier, Paula Negron-Poblete, Hocine Serdoukh

Au pays où la voiture est reine, les auteurs interrogent les politiques d’intermodalité et de multimodalité et de leurs réalisations menées dans deux villes nord-américaines. L’exhaustivité n’est pas le ressort de l’analyse, les auteurs se focalisent en effet sur
l’intégration de la bicyclette, déjà très présente dans les villes, dans la culture de la mobilité (programmes employeurs, cheminements touristiques) et dans les chaînes modales (bus, taxi, bateau). Après une présentation des deux villes, les auteurs analysent leurs réalisations qu’ils évaluent dans leurs atouts et leurs limites par rapport aux caractéristiques générales des réseaux, de leur performance et de leur gestion. À l’issue de l’analyse, ils proposent une « autre vision des déplacements à vélo », leur projet.

Ce dernier s’articule en deux propositions : la réalisation d’une
carte cyclable de Montréal sur laquelle l’accès au centre de Montréal est redessiné autour de pistes cyclables (à créer) mettant en synergie les pôles urbains, les stations de bus, de Métro, et les itinéraires privilégiés des montréalais. La seconde proposition consiste en un manuel pour décideurs, dans lequel non seulement les solutions existantes seront présentées mais aussi leurs impacts. L’idée maîtresse de ce manuel est de montrer aux décideurs, à l’appui d’autres exemples, que l’intégration du vélo, n’est pas toujours aussi complexe et coûteuse qu’on le pense.



Projet : Réintroduire la voiture dans la ville - Lille et Littoral Dunkerque – Ostende
Fiona Meadows, Frédéric Nantois, Jean-Louis Violeau

Le propos est impressionniste, à vocation provocatrice et sa lecture un peu déroutante. Mais il n’est jamais neutre et les questionnements de ces jeunes architectes et sociologue n’en sont pas pour autant absents de pertinence et de culture. Ils sont animés par la volonté d’interroger
l’objet-voiture lui-même, qui s’est tellement banalisé mais n’a pas évolué alors que tout autour de lui a changé (les modes de vie, les réseaux, les formes urbaines). Dès lors que la voiture va continuer d’incarner l’un des mythes de notre modernité, il est urgent de ré-interroger cet objet pour la réintroduire en ville, en dehors des « dichotomies stériles » qui dissocient les « quartiers tranquilles » et les « axes rouges ». Pour autant il ne s’agit pas de réintroduire la voiture dans des centres-villes déjà saturés, mais plutôt d’introduire la dimension de la grande échelle urbaine dans la voiture. S’il n’est donc pas possible d’échapper à la condition urbaine, alors la voiture est amenée à jouer de nouveaux rôles.
Le projet consiste en un
dispositif expérimental de tourisme urbain et s’articule autour de deux éléments : le principe du voyage sous contrainte (propre à révéler et mettre en œuvre les stratégies de déplacement), et le véhicule l’URL, ou unité de ressources locales (marque déposée) ; tantôt conçu comme outil et lieu de récréation collectif itinérant pour les jeunes, les adultes dans un autre projet, … tantôt conçu comme lieu d’habitation et outil ouvert aux pratiques touristiques urbaines émergentes comme ici…. Vous pensez à la réhabilitation du « mobile home », et vous n’êtes pas loin du concept.

© Rapport du jury IVM