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Édition du Vendredi 20 Janvier, 2012 5:19 PM

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LA FABRIQUE DU MOUVEMENT :
QU’EST-CE QUI FAIT COURIR L’ACTION PUBLIQUE EN MATIERE DE MOBILITE URBAINE ?
Une recherche collaborative internationale structurée dans une dizaine de pays
Une enquête auprès des étudiants du monde sur les rêves pour la ville de demain
Des analyses spécifiques de controverses et projets par des jeunes chercheurs
Des témoignages d’élus et d’experts
Une plateforme collaborative www.movemaking.com 

CONFERENCE INTERNATIONALE, PARIS, 26 ET 27 MARS 2012, À LA BELLEVILLOISE
19-21 rue Boyer, 75020 Paris (métro Gambetta- Sortie Martin Nadaud)
Programme

Une recherche internationale et un colloque pilotés par l’IVM avec ses chaires Chine et Amérique latine, et par la Fabrique de la CitÉ, en partenariat avec l’UniversitÉ Paris-Est, avec le soutien de l’Institut d’amÉnagement et d’urbanisme d’Ile-de-France et L’institut Caisse des dÉpÔts et consignations pour la recherche, avec la participation de la FNAU (FÉdÉration nationale des agences d’urbanisme).
Action financÉe par la RÉgion Ile-de-France (0810 18 18 18).

Dans des métropoles de plus en plus étendues aux fonctionnements de plus en plus complexes, les mobilités urbaines posent des problèmes majeurs. Les politiques et les projets visant à y faire face se construisent dans des interactions d’acteurs sur des scènes de débats diverses qui portent des valeurs, des intérêts, des logiques institutionnelles différentes : les pouvoirs publics nationaux et métropolitains, les habitants, les lobbys, les experts, les médias…
Alors, qu’est-ce qui fait courir l’action publique en matière de mobilité urbaine ? La tyrannie de l’urgence ? Des cauchemars à éviter ? La protection de l’environnement et la lutte contre le changement climatique ? La compétition des métropoles dans un monde global ? La qualité de la vie des habitants ? L’utopie d’une ville rêvée ? Le besoin constant de modernisation ? La puissance des acteurs établis de longue date ? L’atmosphère particulière de chaque ville, son rapport à l’avenir, au progrès ? Le savoir des experts ? ...
Mais aussi qu’est ce qui ne fait pas courir l’action publique ? Pourquoi des problèmes, parfois graves, n’arrivent-ils jamais à être sur le haut de l’agenda ? Pourquoi des innovations restent-elles longtemps ignorées ? Pourquoi certaines catégories de populations n’arrivent pas à faire entendre leur voix ?

En savoir plus sur :
Décoder les ressorts des politiques de mobilité
Une question commune pour plus de vingt villes
Un processus de travail inédit, international et collaboratif
Trente cas – dix villes – trois continents
Utopies des futurs décideurs de la ville – 700 étudiants – 14 villes
Prix des Jeunes Chercheurs - 15 contributions sélectionnées sur des controverses urbaines 
La conférence internationale : 26 et 27 mars 2012, Paris
3 minutes pour convaincre : vidéos
Une série d’interviews de décideurs
Des produits multimédias
Qui fait quoi ?

Décoder les ressorts des politiques de mobilité
Le pari de ce travail de recherche internationale est de mieux comprendre comment, in situ, les politiques ou les projets de mobilité évoluent, se transforment, changent ou se (re)produisent. On a donc observé, dans différentes villes, l’histoire et le scénario de prises de décisions concernant une solution de mobilité. Quelles sont les dynamiques à l’œuvre pour mettre un problème sur l’agenda politique et pour le résoudre ? Dans un monde incertain et fragmenté, les processus qui façonnent les projets et les politiques de mobilité ne sont ni logiques, ni linéaires, ni rationnels, ni la conséquence d’une décision politique individuelle. Ils sont complexes, contradictoires, multiacteurs, spécifiques à un contexte particulier, fabriqués par des controverses, des routines, des acteurs, des problèmes et des solutions.

Une question commune pour plus de vingt villes
Cette question commune a rassemblé, pendant une année, des équipes interdisciplinaires, basées dans des métropoles de plusieurs continents : à Pékin, Shanghai, Buenos Aires, Bogotá, Lima, Mexico, Santiago de Chili, São Paulo, Rio de Janeiro, Paris Île-de-France. A Barcelone, Eindhoven, Rotterdam, Manchester, Cali, Jakarta, Ahmedabad, Lyon, Cape Town, Bruxelles, Athènes, Dakar, Guangzhou, Daegu, des étudiants ont témoigné de leurs rêves pour demain, des jeunes chercheurs ont analysé des projets précis et les controverses qu’ils ont suscitées.

Un processus de travail inédit, international et collaboratif
Les équipes universitaires ont analysé des cas de politiques de mobilité et de projets de transport, emblématiques d’une ville, et qui traduisent des écarts entre les intentions politiques d’un projet (ou d’une politique) et les besoins sociaux et les effets obtenus. Ces décalages se traduisent par des crises, des controverses, des échecs ou des succès dans l’échec. Cette méthode de travail originale s’appuie sur une démarche propre aux sciences sociales –l’analyse de terrain-, et sur des approches interdisciplinaires (urbanisme, architecture, sociologie, sciences politiques), pour compléter l’analyse classique du monde des transports.
Environ sept cent étudiants du monde entier ont également contribué au projet : ils ont exprimé, par des textes, des photos, des images, des vidéos, la ville du futur dans laquelle ils souhaiteraient vivre. Dix doctorants et post-doctorants du monde entier ont retracé l’histoire de controverses autour de projets de mobilité. Des décideurs ont été invités à raconter leur expérience d’un processus de décision particulièrement contesté, des experts à présenter une conviction.
Tous les participants ont échangé leurs idées et leurs vues, au fur et à mesure du travail, sur une plateforme collaborative ouverte www.movemaking.com, afin de favoriser les dialogues transversaux entre chercheurs de pays différents et entre chercheurs et étudiants/citoyens/visiteurs autour d’un projet-processus
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Trente cas – dix villes – trois continents
Cette approche multiple et internationale aide, par exemple, à expliquer simultanément le grand succès du lancement de BRT (bus rapid transit) à Bogotá où jusqu’à ce jour le projet de métro a été écarté, ses difficultés à Santiago où par ailleurs les autoroutes urbaines réussissent ;  et elle aide à comprendre au nom de quelles valeurs, de quels arguments, le vélo en libre-service, type Vélib’, s’est diffusé à Shanghai et à Buenos-Aires, qui sont pourtant des métropoles aux contextes très différents de Paris ; ou bien encore pourquoi la population pékinoise accepte, en plein boom économique, le principe du tirage au sort pour déterminer de façon draconienne qui peut utiliser une voiture.
Elle permet aussi de cerner des angles morts, des questions qui n’occupent pas le haut des agendas politiques et médiatiques. Pourquoi la mortalité dramatique des piétons à Lima reste-elle une question marginale ? Pourquoi les problèmes quotidiens de qualité de service vécus par les franciliens dans leurs déplacements peinent-ils à être reconnus, tandis que des projets pharaoniques voient le jour rapidement ? Pourquoi l’explosion des deux-roues un peu partout dans les grandes villes du monde tarde t-il à être reconnu et à faire l’objet de politiques explicites ? Pourquoi les couches les plus modestes de la population ont-elles tant de difficultés à faire entendre leur voix ?

Utopies des futurs décideurs de la ville – 700 étudiants – 14 villes
Des étudiants en architecture, urbanisme et ingénierie des transports - futurs techniciens et décideurs-, ont exprimé leurs utopies, rêves et cauchemars de villes par des images, des vidéos et des textes : rêves de ville végétale connectée, de mobilité-plaisir, de ville-village dans la grande métropole, de nouvelles formes de citoyenneté, de solidarité, de nouvelles pratiques et de multiplicité des modes de transport

Prix des Jeunes Chercheurs - 15 contributions sélectionnées sur des controverses urbaines 
Un appel à communication auprès de jeunes chercheurs (doctorants et post-doctorants) en Europe, en Amérique Latine et en Chine a permis de sélectionner une quinzaine de propositions sur la trentaine reçue. Elles retracent l’histoire d’une controverse qui a opposé des acteurs sociaux autour d’un projet. Comment le problème a-t-il émergé dans l’espace public ? Quels acteurs sociaux le portent ? Comment a-t-il été mis à l’agenda médiatique et/ou politique ? Quels intérêts d’acteurs, quelles représentations de la ville, du développement durable, de l’action publique, quelles valeurs cristallisent les conflits ?
Alors que Jakarta, capitale économique et politique de l’Indonésie, sera bientôt dans une situation de congestion totale, le Président du pays a proposé trois solutions débattues vivement, dont celle, emblématique, du déménagement du gouvernement et de la capitale vers une autre ville. Aux Pays-Bas, la prise de décision gouvernementale actant la construction d’un nouveau réseau routier pour lutter contre la congestion oppose des acteurs très divers aux motivations diverseses : environnementalisme, loyautés à un lieu géographique, à un parti politique… À Ahmedabad, en Inde, un conflit latent, opposant le gouvernement et la municipalité d’une part et des activistes et des architectes-urbanistes d’autre part. Il se concentre sur un projet de requalification des berges: les coûts environnementaux et sociaux feront-ils le poids face à un projet d’autoroutes urbaines ?
Le prix de la meilleure contribution est soutenu par la Région Ile-de-France. Il sera décerné lors de la conférence internationale des 26 et 27 mars à Paris.

La conférence internationale : 26 et 27 mars 2012, Paris
Durant deux jours, ce colloque réunira l’ensemble des équipes, venues du monde entier, ayant contribué aux travaux de recherche et aux échanges. Des universitaires, experts, grands témoins, décideurs débattront autour des thèmes qui traversent la diversité des cas étudiés. Des films, des prises de position et des témoignages viendront nourrir les débats.
Programme

3 minutes pour convaincre : vidéos
Des experts ayant une conviction forte sur une mesure qui pourrait contribuer à améliorer la mobilité urbaine enregistrent leur prise de position par le biais d’une webcam : ces vidéos seront consultables sur place. Par exemple, LA solution pour certains, c’est le péri-urbain, pour d’autres, c’est la ville compacte ; pour d’autres encore, c’est une politique drastique de tarification du stationnement ; c’est le deux roue motorisé à la place de la voiture individuelle ; c’est le transport de masse à la place du deux roue motorisés ; c’est la ville numérique et la mobilité limitée ; c’est une voie réservée aux transports collectifs sur les autoroutes.

Une série d’interviews de décideurs
Des décideurs de grandes villes, comme Eduardo Paes, maire de Rio de Janeiro, Jean-Paul Huchon, le président de la Région Ile-de-France, ont donné des exemples concrets d’un projet de mobilité qu’ils ont dû soutenir et qui a fait controverse, à partir de la question : «  Qu’est-ce qui vous fait courir? ».

Des produits multimédias
Durant le séminaire, il sera possible de consulter sur des postes multimédias l’ensemble des travaux réalisés (la plateforme collaborative movemaking.com, un webdocumentaire) ainsi que de contribuer en enregistrant ses propres prises de position, en intervenant sur le forum de discussion.

Qui fait quoi ?

Direction scientifique du colloque

Directeur scientifique : Jean-Pierre Orfeuil, professeur à l’Institut d’urbanisme de Paris (Université Paris-Est Créteil), président du Conseil scientifique et d’orientation de l’Institut pour la ville en mouvement (IVM), membre du Comité scientifique de La Fabrique de la Cité

Mireille Apel-Muller, déléguée générale de l’Institut pour la ville en mouvement (IVM)

Isabel Arteaga, architecte, professeur de l’Université los Andes de Bogotá, membre de la Chaire IVM-Amérique latine

Juan Pablo Bocarejo, ingénieur, professeur à l’Université Los Andes de Bogotá, membre de la Chaire IVM-Amérique latine

Andres Borthagaray, directeur de la Chaire IVM-Amérique latine, Buenos Aires

Jean-François Doulet, responsable de programme IVM-Chine, maître de conférences à l’Institut d’urbanisme de Paris (Université Paris-Est Créteil)

Frederic De Coninck, sociologue à l’Ecole nationale des ponts et chaussées et directeur du Laboratoire d’excellence Futurs urbains de l’Université Paris-Est

Mathieu Flonneau, historien, maître de conférences à l’Université Paris I

Rosanna Forray, architecte, professeur à l’Université catholique du Chili, Santiago do chili, membre de la Chaire IVM-Amérique latine

Isabelle Laudier, responsable de l’Institut Caisse des dépôts et consignations pour la recherche, Paris

Pierre Lannoy, sociologue, professeur au laboratoire METICES/centre de recherche urbaine, de l’Université Libre de Bruxelles

Liu Jian, architecte-urbaniste, professeur à l’école d'architecture de l'Université de Tsinghua à Pékin, membre de la Chaire IVM-Chine

Fernando Lozada Islas, professeur à l’université de Ciudad Juarez au Mexique

Carles Llop, architecte, professeur et directeur du département d’urbanisme de l’Universitat Politècnica de Catalunya, Barcelone

Nathalie Martin-Sorvillo, directrice de La Fabrique de la Cité, Paris

Alain Meyere, directeur du département Mobilité & Transport de l’Institut d'aménagement et d'urbanisme -Ile de France

Pan Haixiao, professeur en planification des transports et ingénieur, à l'Université de Tongji, Shanghai, et directeur IVM-Chine

Gaëlle Rony, chargée de projet, docteur en Sciences sociales de l’Université catholique de Louvain

José Viegas, ingénieur, professeur à l'Université polytechnique de Lisbonne, membre du Conseil scientifique et d’orientation de l’IVM

Comité de pilotage :

Mireille Apel-Muller, déléguée générale de l’IVM

Frédéric de Coninck, sociologue à l’Ecole nationale des ponts et chaussées et directeur du Laboratoire d’excellence Futurs urbains de l’Université Paris-Est 

Rémy Dorval, président de la Fabrique de la Cité

Alain Meyere, directeur du département Mobilité & Transport de l’Institut d'aménagement et d'urbanisme -Ile de France

Jean-Pierre Orfeuil, président du Conseil scientifique et d’orientation de l’Institut pour la ville en mouvement (IVM)

Les membres de la Chaire IVM Chine :

FENG Shiqing, architecte, professeur, Université de sciences et technologies de Hefei

WANG Shifu, architecte-urbaniste, professeur de l’Université des sciences et de technologie de la Chine du Sud, directeur du département d’urbanisme

NING Ho, ingénieur, directeur de l’Institut de planification des transports urbains de Nankin

LU Huapu, ingénieur, Dr. professeur de transport de l’Université Singhua, directeur du Laboratoire de recherche sur les transports

GUO Licheng, professeur, Université du Sud-Est

XU Jiangang, géographe, professeur, Université de Nankin, département de géographie

MAO Qizhi, architecte-urbaniste, professeur, Université de Tsinghua, directeur de l’Ecole d’architecture

SHI Nan, secrétaire de l’Association des urbanistes de Chine, rédacteur en chef des revues « China City Planning Review » et « Chengshi guihua »

WANG Shijun, sociologue, professeur à l’Université de Tongji

LIU Hui, architecte-paysagiste, professeur de l’Université d’Architecture de Xi’an, directrice de l’Institut d’architecture paysagère

LIU Jian, urbaniste, Dr.professeur de l’Université Tsinghua

CHENG Yingfang, maître de conférences en sociologie, Ecole normale Huadong, Shanghai

Les membres de la Chaire IVM Amérique Latine :

Roberto Agosta, Argentine, ingénieur civil, diplômé du Master of Engineering de la UCA (Berkeley)

Isabel Arteaga Arredondo, Colombie, architecte-urbaniste, professeur à l’Université de los Andes de Bogota

Michael Cohen, Etats-Unis, directeur du programme de relations internationales de la New School de New-York et responsable de l’Observatoire de l’Amérique Latine

Juan Carlos Dextre, Pérou, ingénieur, président du Comité de mobilité de l’Université catholique du Pérou

Oscar Figueroa, Chili, spécialiste des transports, Institut d’études urbaines et territoriales, Université Catholique du Chili

Rosanna Forray, Chili, architecte et urbaniste, professeur à la Faculté d’architecture et d’études urbaines de l’Université catholique du Chili et à l’Université de Louvain

Alfredo Garay, Argentine, architecte-urbaniste, professeur à la Faculté d’architecture et d’urbanisme de l’ Université de Buenos Aires

Andrea Gutierrez, Argentine, professeur à la Faculté de géographie de l’Université de Buenos Aires et à l’Université de La Plata

Paola Jirón, Chili, Institut du logement de la Faculté d’architecture et d’études urbaines de l’Université catholique du Chili

Bernardo Navarro Benítez, Mexique, professeur et chercheur en Planification Territoriale à l’Université autonome métropolitaine Xochimilco

Margaret Pereira da Silva, Brésil, docteur de l’EHESS, architecte-urbaniste. professeur à l’Université fédérale de Rio de Janeiro

Marcos Rodrigues, Brésil, ingénieur, docteur de la Université de Cambridge, professeur du département de transports de l’Université de São Paulo

Alicia Ziccardi, Méxique, sociologue, professeur et chercheur à l’Institut de recherches sociales à l’Université nationale autonome du Mexique


CONTACT ET INFORMATION
Email : gaelle.rony@vilmouv.com 
Tél : 33 (0)1 53 40 95 60
www.movemaking.com

 

Institut pour la ville en mouvement

10, rue des Halles, 75001 Paris, France, tél: 33 (0)1 53 40 95 60, fax: 33 (0)1 53 40 95 61


LES RENDEZ-VOUS LE CONSEIL SCIENTIFIQUE L'ÉQUIPE DE L'IVM
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